IRAN: au-delà des clichés ! | |
Au coeur...
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Couple d'esfahanis ; jardin du Hasht-Behesht. Publié à 12:21, le 28/06/2008, dans Ispahan, Mots clefs : Portraits esfahanis (5/5)
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Petite iranienne taquine ; pont Khaju. Publié à 12:20, le 28/06/2008, dans Ispahan, Mots clefs : Portrais esfahanis (4/5)
Un peu de repos sur la place de l’Imam. Publié à 12:17, le 28/06/2008, dans Ispahan, Mots clefs : Portraits esfahanis (3/5)
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Quelques esquisses… réalisées à Vank. Publié à 12:15, le 28/06/2008, dans Ispahan, Mots clefs : Portraits esfahanis (2/5)
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Cueillette de mûres ; Mosquée de l’Imam. Publié à 12:12, le 28/06/2008, dans Ispahan, Mots clefs : Portraits esfahanis (1/5)
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Artisan imprimeur sur textile du bazar Publié à 12:10, le 28/06/2008, dans Ispahan, Mots clefs : Du goût et des couleurs : l’Elégante
A l’extrémité nord du bazar-e-bozorg, la Grande Mosquée d’Ispahan (masjid-e-jameh, ou Mosquée du Vendredi) s’incorpore merveilleusement à celui-ci. Contrairement aux mosquées de l’Imam ou Lotfollah, celle-ci est plus ancienne, et fut érigée sur plusieurs siècles du XI° au XVIII° ; les dynasties successives (seldjoukide, timouride, safavide…) ayant chacune apporté leur style architectural. Après avoir visité ses deux homologues de Naqsh-e-Jahan, la Grande Mosquée se distingue par sa sobriété malgré ses imposantes dimensions qui en font la plus vaste mosquée d’Iran. .
Les turcs seldjoukides entreprirent les premiers des travaux d’importance sur le site. De cette première époque subsistent principalement les deux coupoles des iwans nord et sud, dépourvues de faïence, ainsi que le porche nord sur lequel se trouvent encore plusieurs inscriptions coufiques. Depuis la cour, on remarque la présence au sommet de l’iwan ouest d’un maazeneh (surmonté d’un toit conique ; voir photo ci-dessous) semblable à celui de la mosquée de l’Imam, du haut duquel le muezzin appelait jadis les fidèles à la prière. Ce même iwan possède de belles mosaïques safavides aux motifs géométriques (de carreaux à motifs) qui contrastent avec celle de l’iwan nord, à dominante bleu roi et aux motifs floraux. L’iwan nord est également doté de deux imposants minarets (voir dernière photo). .
L’intérieur mérite également le coup d’œil notamment pour ses salles de prière hypostyles et les deux salles des coupoles, notamment la coupole nord, dite de Taj-al-Molk, élevée en briques dans des proportions très harmonieuses. .
Publié à 08:47, le 5/01/2008, dans Ispahan, Mots clefs : Du goût et des couleurs : la Sublime
Au sud de la Place de l’Imam, semblant dominer majestueusement celle-ci, la Mosquée de l’Imam (ancienne Mosquée Royale) reste encore aujourd’hui le joyau de l’art safavide et probablement l’une des plus belles mosquées du monde islamique. Comme pour casser la symétrie apparemment rigide de la Place, la mosquée se trouve en retrait vers le sud-est en direction de La Mecque. Cette constatation est saisissante lorsque l’on y entre pour découvrir le désaxement de la Cour par rapport au portail d’entrée (photo ci-dessus) faisant face à la Porte Qeysarieh 500 mètres plus loin. .
La Cour centrale frappe par l’harmonie de ses formes et de ses couleurs. Elle forme un rectangle de proportion trois sur quatre, avec une diagonale de cinq, soit en d’autres termes le fameux rectangle d’or de Pythagore. En ajoutant les chiffres trois, quatre et cinq, le nombre douze fait directement référence au nombre des imams chi’ites qui se sont succédés, et plus particulièrement celui à qui cette mosquée est dédiée, à savoir le dernier de la lignée, le Mahdi : l’Imam caché. (CQFD !) Au centre de la Cour, le bassin aux ablutions au ras du sol fait se mirer les quatre splendides iwans dont les couleurs semblent évoluer tout au long de la marche du soleil. La conjonction de l’eau et de la lumière est censée capter la transparence divine, sujet récurrent de l’islam soufi, fondé sur des préceptes de mysticisme officieusement tolérés chez les sunnites, mais regardés plus librement chez les chi’ites. .
L’oasis de pureté que crée la Cour centrale, contraste avec l’extérieur de la mosquée, totalement dépourvu de décorations de faïence, offrant aux yeux des curieux des murs de brique crue (à l’exception notable du portail bien sûr, et de la coupole). Deux courettes abritant des madrasas flanquent le pavillon principal à l’est et à l’ouest. Le dôme surmontant celui-ci est une œuvre remarquable. Culminant à plus de 50 mètres, la hauteur sous voûte n’est en réalité que de moins de 40 mètres, trahissant la présence de deux coques superposées. Le détail est d’importance car grâce à lui, la salle du mirhab possède une acoustique améliorée. Vous le ressentez lorsque vous vous trouvez au centre de celle-ci (à l’emplacement sombre) : les sons parviendront largement amplifiés à vos oreilles, et chargés d’échos. .
La légende raconte que Shah Abbas Ier, qui ordonna la construction de cette mosquée à plus de 50 ans, était d’abord inquiet quant à la durée des travaux. Soucieux d’assister de son vivant à l’achèvement de cette mosquée qu’il voulait si grandiose, le souverain pressa son architecte de mettre les bouchées doubles, l’incitant même à négliger les fondations pour mettre en travaux les murs. Professionnel, le responsable du chantier tint bon, malgré le mécontentement du Shah, qui s’estompa devant la célérité avec laquelle les travaux avançaient, notamment grâce à l’utilisation pour la première fois en Perse de carreaux à motifs peints, en lieu et place de fragments de mosaïque. La première pierre posée en 1611, la coupole fut achevée dix-huit ans plus tard, en 1629, soit l’année qui vit la fin du règne du grand Shah Abbas dont les prières furent visiblement exaucées… Cette rapidité fut unique en Iran et explique en grande partie l’unicité de l’ensemble architectural formé par la Mosquée de l’Imam. .
Publié à 08:35, le 5/01/2008, dans Ispahan, Mots clefs : Du goût et des couleurs : la Rayonnante. Les trois articles qui se succèdent à partir d’ici sont consacrés aux trois principales mosquées d’Ispahan, chefs d’œuvre de l’architecture religieuse en Iran : Sheikh Lotfollah, celle de l’Imam et la Mosquée du Vendredi. Sur le thème « Des goûts et des couleurs », je vais tenter de vous expliquer l’une après l’autre leurs particularités. .
La Mosquée dite de Sheikh Lotfollah se nomme ainsi en l’honneur du beau-père de Shah Abbas Ier, un clerc religieux reconnu. De dimensions relativement modestes (elle ne possède ni cour, ni, surtout, de minarets) pour l’époque, elle était exclusivement réservée à l’usage du Shah, de sa famille et de son harem, servant en fait de « chapelle » privée. Elle se situe sur la façade est de la Place de l’Imam et se trouve être le pendant direct du palais Ali Qapu. Discrète, comparée à l’exubérance de la Mosquée de l’Imam au sud de la Place, Sheikh Lotfollah constitue néanmoins un trésor de raffinement et d’harmonie.
La singulière coupole entièrement recouverte de carreaux de mosaïque (voir première photo) qui domine l’ensemble, se caractérise par une très faible présence de la teinte bleue, couleur pourtant incontournable pour les mosquées anciennes d’Iran (il n’y en a qu’au sommet), et qui recouvre la majeure partie du reste de l’édifice. L’utilisation de carreaux clairs transforme de fait la coupole tout au long de la journée, allant du orange au crème. Plus bas, le porche en stalactites trône au centre d’une façade richement décorée, ouverte sur la Place. .
De manière à faire preuve d’humilité afin de gagner l’oratoire, décalé par rapport à l’entrée pour respecter la qeblah (l’orientation vers la Kaaba de La Mecque), le visiteur entre par un couloir aux nombreux motifs floraux recouvrant murs et voûtes, contournant celui-ci (photo ci-dessus). La pénombre qui devait régner initialement dans le corridor devait fortement contraster avec la salle de la coupole, baignée grâce à des fenestrons ouvragés par la douce et chaude lumière du soleil qui imprègne l’atmosphère de tout l’espace (photo ci-dessous). Sans voix devant la beauté apaisante des rayons de l’astre solaire illuminant les superbes carreaux de faïence recouvrant la totalité de la pièce, on s’en prendrait à rêver d’être transporté à l’époque de la grandeur d’Ispahan de Shah Abbas… .
Publié à 08:16, le 5/01/2008, dans Ispahan, Mots clefs : La Porte du Bazar
Timide alter ego de la mosquée de l’Imam dominant le flanc nord de la Place Naqsh-e-Jahan, la Porte Qeysarieh n’en est pas moins digne d’intérêt. Elle fut construite au XVII° siècle conjointement à la Place et au grand bazar dont elle signale l’entrée. Elle présente notamment des fresques remarquablement bien conservées représentant l’un des nombreuses batailles menées par les Safavides contre les Ouzbeks. .
Le bazar qui s’étire derrière est l’un des plus grands d’Iran, recelant plusieurs caravansérails et madrasas, ainsi que de nombreux ateliers d’artisanat, pour les tapis (parmi les plus fameux d’Iran !), les kashis (carreaux de faïence), les qalamkars (tissus imprimés à l’aide de tampons à motifs), l’émaillage d’objets de vaisselle en cuivre (spécialité de la région) et bien sûr les sublimes miniatures (photo ci-dessous), gracieusement peintes sur des lamelles d’os de chameau ou de bois. N’hésitez pas à prendre votre temps pour découvrir ce bazar et à discuter de la pluie, du beau temps, et des prix (!) avec les vendeurs qui vous offriront sûrement le thé, voire des gaz (sorte de nougat aux pistaches ; douceur qui fait la renommée culinaire d’Ispahan) accepteront fièrement de faire la démonstration de leur art si vous leur demandez gentiment. .
Publié à 08:09, le 5/01/2008, dans Ispahan, Mots clefs : { Page précédente } { Page 1 sur 2 } { Page suivante }
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