IRAN: au-delà des clichés !

Masouleh

Village millénaire agrippé aux contreforts du massif du Talesh dominant l’extrême sud-ouest de la Mer Caspienne, Masouleh est un révélateur de la spécificité de la région du Gilan. Isolé à 60 kilomètres à l’ouest de Rasht, il est l’un des villages les plus pittoresques du nord de l’Iran. L’Histoire grâce à la géographie a en effet permis une certaine préservation de la culture des populations du Gilan. Bloqué entre Caspienne et Alborz, le Gilan fut une des zones les plus rétives à la pénétration de l’Islam. Le pouvoir central y trouva à travers les siècles une résistance importance à l’exercice de son autorité. La région fut d’ailleurs bien souvent autonome de fait, amenant à la pérennité de nombreux dialectes locaux (comme le Gilaki, le Talesh…).

A Masouleh, le climat sub-tropical créant une végétation luxuriante et la montagne aux sommets souvent enneigés qui la surplombent, ne sont pas pour déplaire au voyageur. Les rangées anarchiques de petites maisons les unes sur les autres achèvent de planter le décor de ce village où l’on se prend si agréablement à marcher sur les toits.

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Publié à 06:56, le 13/04/2008, dans Mer Caspienne,
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Ramsar

 

A la frontière du Gilan et du Mazandaran, la ville de Ramsar a la particularité d’héberger l’ancien palais d’été du Shah, aujourd’hui reconverti en hôtel. Ramsar abrite également le modeste musée de la Caspienne situé dans des jardins d’agrumes rappelant peut-être un brin la Méditerranée (mais on en est bien loin…).



Publié à 12:23, le 17/11/2007, dans Mer Caspienne,
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Mer en détresse

 

Situé une trentaine de mètres en dessous de sa « grande sœur », la Mer Caspienne est en réalité le plus grand lac du monde dans lequel la Grande-Bretagne pourrait y rester une île ! Mais la pollution de plusieurs de ses affluents, dont la Volga (en Russie), engendre de nombreux problèmes écologiques dans cette étendue d’eau n’ayant aucun déversoir. La première victime de ce phénomène est l’esturgeon, dont les œufs donnent le fameux caviar, victime en outre de la surexploitation de ces poissons à croissante lente par certains pays riverains de la zone. La montée progressive des eaux et la pollution industrielle due à l’exploitation du pétrole, notamment en Azerbaïdjan, font de la Caspienne une mer sale de mauvaise réputation. Et de fait, cette dernière divise plus qu’elle unit. La définition de son statut au regard du droit international fait d’ailleurs toujours polémique. Depuis la chute de l’URSS, des pays tels que le Turkménistan ou l’Azerbaïdjan soutiennent que la Caspienne est une mer, et qu’à ce titre il faut qu’il soit établi des eaux territoriales au prorata de la longueur des côtes. Toutefois ce scénario comporte une lacune en ce qu’il impliquerait l’absence d’eaux internationales au centre de l’étendue. L’Iran et la Russie au contraire se rejoignent sur la définition d’un « lac » caspien. Moscou et Téhéran soutiennent l’absence de déversoir pour permettre un partage équitable de la superficie et des richesses de l’étendue d’eau en bonne intelligence entre les cinq riverains.



Publié à 12:20, le 17/11/2007, dans Mer Caspienne,
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Behesht-e-Baroun

Le littoral iranien de la Mer Caspienne est remarquable à plusieurs titres. Sa proximité avec Téhéran (la capitale est à moins de 150 kilomètres) n’est pas évidente ; la chaîne de l’Alborz séparant les deux régions. De fait quel contraste ! Si Téhéran, situé à l’extrémité nord-ouest du plateau iranien, reçoit l’influence du désert tout proche, le littoral caspien reçoit toutes les pluies (baroun en Farsi) venant du nord et de la Russie. Celles-ci sont ensuite bloquées par la barrière montagneuse de l’Alborz et se déversent alors abondamment sur le versant nord du massif. Ainsi, les régions du Gilan et du Mazandaran sont les plus vertes d’Iran, et leurs forêts surprennent par leur épaisseur. De cette situation résulte une réputation de jardin d’Eden où tout pousse pour les iraniens du sud. Le thé, les agrumes et même le riz y sont il est vrai cultivés en abondance. Pour un Iranien, aller dans le nord de l’Iran, signifie rejoindre ces contrées verdoyantes au soupçon de charme soviétique…



Publié à 12:17, le 17/11/2007, dans Mer Caspienne,
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