IRAN: au-delà des clichés !

Le Lion

 Aujourd’hui, le Lion symbole de l’Iran millénaire a disparu du drapeau national. Il est pourtant toujours dans le cœur de chaque Iranien, comme jamais. Les Iraniens sont forts. Les Iraniens sont fiers de leur Histoire et de leur culture. Ils ne sont pas hostiles mais chaleureux envers l’autre. Ils sont curieux, cultivés et parlent de tout avec une facilité déroutante. Par-dessus-tout le Lion veut aujourd’hui qu’on le voie et qu’on l’accepte tel qu’il est au sein du monde actuel. Après avoir fait l’Histoire du Monde depuis des millénaires, l’Iran actuel n’entend pas perdre ce privilège. Le Lion rugit mais n’attaque pas. Il se défend s’il y est contraint, mais apporte sa sagesse et son influence millénaires à qui veut bien lui parler. Bien loin des clichés véhiculés en masse par les média sur ce pays, je souhaite que ce blog vous ait animé d’une saine curiosité, même petite, envers ce magnifique pays et ses habitants, une envie de découvrir véritablement par vous-même la terre Persane éternelle, celle de l’hospitalité, de la poésie et du raffinement…

Bon voyage !..



Publié à 12:24, le 28/06/2008, dans Persépolis,
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A l'attaque !

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Cavalier néo-Achéménide, Persépolis.



Publié à 11:48, le 28/06/2008, dans Persépolis,
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Grandeur et décadence

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Ce qui nous évoque le plus l’Histoire du site, ce sont surtout ses bas-reliefs, dans un état de conservation exceptionnel. L’escalier du Palais de l’Apadana nous parle lui des fêtes que l’empereur donnait en sa gloire et celle de son peuple. Vingt-trois encarts nous parle de 23 nations qui composaient l’Empire, et venaient une fois l’an apporter leur tribut et des présents au souverain lors de ces cérémonies grandioses. Les Arabes s’y mêlent aux Arméniens, les Ethiopiens aux Indiens... Les Elamites et les Mèdes apparaissent en haut de l’escalier comme les processions les plus importantes. Les Achéménides, faut-il le rappeler, se considéraient comme les héritiers de ces deux peuples qui avaient auparavant connu leur propre heure de gloire. Cet escalier est le témoignage fabuleux du plus grand Empire pluri-ethnique de l’Histoire antique dans cette ville joyau d’une culture brillante et prospère. Persépolis disparut pourtant vite de l’Histoire après le passage d’Alexandre le Grand, héros légendaire ayant pu faire plier en quelques années un empire qui paraissait invincible. La ville fut la proie des flammes pour une raison qui sera certainement pour toujours indéterminée. Les palais dont les colonnes étaient reliées entre elles par des poutres de bois de cèdre s’effondrèrent sur eux-mêmes et l’histoire continuant pour Alexandre vers l’est, le site tomba dans l’oubli. Etait-ce le souhait du conquérant, ou bien un simple accident ? Impossible à deviner mais le symbole de la grandeur d’une civilisation fut ainsi également le reflet de sa fin. Bien des siècles plus tard, le dernier souverain Pahlavi, se réclamant de la descendance de Cyrus, donna en 1971 des cérémonies fastueuses pour les 2500 ans présumés de l’empire Perse sur le site. Furieux de voir autant de luxe et de débauche présentés au monde entier alors que la faim et le chômage étaient des problèmes endémiques à l’Iran, les Perses modernes choisirent involontairement de répéter l’Histoire…



Publié à 11:03, le 28/06/2008, dans Persépolis,
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A toutes les Nations

Il est pratiquement inutile de parler de Persépolis tant tout a déjà été dit et connu. L’aura que cette cité conserve dans les livres de l’Histoire Antique parle d’elle-même. La cité-vitrine du pouvoir impérial achéménide est avant tout remarquable par son état après plus de 23 siècles d’existence. Blottie au pied de la montagne, Persépolis était la capitale d’apparat du pouvoir achéménide. Le souverain et sa Cour y séjournaient. Les grands dignitaires étrangers y étaient reçus. Les fêtes de Nowrouz à la gloire de l’Empire qui s’étendait de l’Egypte et d’Ethiopie à la Transoxiane et à l’Afghanistan, de l’Anatolie et du Caucase à l’Arabie et l’Oman, y étaient tenues. Il est dit que l’Empire rassemblait à son apogée plus de 20 grandes nations. L’entrée du complexe palatial était marquée par un monumental vestibule de pierre gardé par des griffons ailés à tête humaine (ci-dessus) que précédait un vaste escalier à double entrée. Ce passage est connu sous le nom de « Porte des Nations ». Après des millénaires sous des couches d’éléments sédimentaires protecteurs amenés par le vent, la ville retrouva le jour dans les années 30. Le nombre et la beauté de ses palais (Palais des 100 Colonnes, Palais de l’Apadana…) sortaient enfin des écrits antiques pour se retrouver sur le terrain.



Publié à 10:57, le 28/06/2008, dans Persépolis,
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Quête d’éternité

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A l’opposé de Persépolis, la montagne parle encore ici de temps où les souverains soumettaient les peuples par la guerre, et adoraient le culte du Feu. Si les empereurs Achéménides zoroastriens n’étaient pas vraiment comme leurs concitoyens au regard du divin – ils étaient shahanshah, les « Rois des Rois » -, leur mémoire, leur trace se devaient de rester dans ce bas-monde, même après leur trépas. Les zoroastriens n’étaient pas enterrés mais décharnés, pour ne pas souiller les Eléments. A l’instar des Pharaons d’Egypte, les monarques Achéménides redouteront leur disparition  dans l’au-delà et leur oubli sur terre. De leur vivant étaient ainsi construits spécialement pour eux des tombeaux au cœur des montagnes – une fois n’est pas coutume – afin de rejoindre directement le royaume des Cieux. Les années, les décennies, puis les siècles passèrent après l’effondrement de l’Empire Achéménide. Les habitants, lointains descendants des Perses antiques, perdirent le sens de ces tombes creusées à flanc de montagne. D’autant plus que celles-ci étaient accompagnées là encore par des scènes aux contours de pierre, représentant des hommes visiblement puissants et aux atours raffinés. Les Sassanides sont aussi passés par là… Mais pour une fois, les Achéménides ne furent pas les premiers visiteurs du lieu. Un lieu sacré est pour toutes les générations un lieu qui nous échappe, mais que l’on ne peut détruire par crainte de disparaître soi-même. Un homme, à l’extrème droite d’une scène de couronnement sassanide nous apparaît différent des autres. Il regarde la scène mais semble plus absent, plus effacé… C’est un Elamite. Mille cinq-cents ans séparent l’homme mystérieux de ses descendants de gauche, soit presque autant que les Sassanides avec les Iraniens du XXI° siècle. Le site de Naqsh-e-Rostam fut enseveli au fil des ans sous des monticules de sable et de poussière jusqu’au XX° siècle. Il n’a pas encore révélé tous ses secrets. Le bâtiment (ci-dessous) a été retrouvé au pied des tombes, mais sa fonction reste encore largement inconnue. S’agit-il d’un temple du Feu, d’un mausolée, d’une salle de momification… Inutile de dire que bien qu’en hauteur et fermées par une lourde porte de pierre, les tombes ont été « visitées » depuis des siècles. Rien ne permet aux scientifiques de définir avec certitude qui abritaient ces tombes excepté pour le plus malin probablement, qui choisit de laisser une trace écrite de son passage ici-bas en façade de sa tombe : Xerxès Ier. Il avait sûrement compris que l’Ecriture était le pilier de la mémoire…

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Publié à 05:43, le 26/06/2008, dans Persépolis,
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Au “café” Rajab

 

Le nord de Shiraz abrite la terre historique du Fârs et de ses habitants, là où les grandes heures de la civilisation Perse ont rempli les pages de l’Histoire du Moyen-Orient et même du Monde. En bordure de la plaine de Persépolis, les témoignages antiques ne manquent pas. Le site dit de Naqsh-e-Rajab (« représentation de Rajab ») est de ceux-là. Les rois sassanides hantent ces lieux qui furent choisis par un habitant nommé Rajab il y a des lustres pour faire une tchaekhaneh.



Publié à 05:36, le 26/06/2008, dans Persépolis,
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