IRAN: au-delà des clichés !

Portraits yazdis (5/5)

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Dans une boulangerie de la vieille ville.



Publié à 11:53, le 28/06/2008, dans Yazd,
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Portraits yazdis (4/5)

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Artisan mosaïste près de la "Prison" d'Alexandre.



Publié à 11:52, le 28/06/2008, dans Yazd,
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Portraits yazdis (3/5)

Près du cimetière zoroastrien de la ville.



Publié à 11:50, le 28/06/2008, dans Yazd,
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Portraits yazdis (2/5)

Femme zoroastrienne d'une oasis proche de Yazd.



Publié à 11:49, le 28/06/2008, dans Yazd,
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Portraits yazdis (1/5)

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Toujours fidèle à son quartier, le vieux gardien de la "Prison" d'Alexandre a beau se faire un peu chahuter par les enfants du quartier, celui-ci reste toujours fier de son ancienne fonction et de sa ville.



Publié à 11:48, le 28/06/2008, dans Yazd,
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Le nez dans le tapis

Tassage des fibres lors de la fabrication d'un tapis artisanal, Na'in.



Publié à 11:47, le 28/06/2008, dans Yazd,
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La Route des Steppes

 

La lisière du désert est le royaume des oasis que le voyageur emprunte les unes après les autres tel un chapelet s’égrainant dans les doigts du croyant. La route qui reliait Téhéran à Yazd, puis à Kermân passait ainsi successivement par Qom, Kâshân, Natanz, Ardestân, Nâ’in et Ardakân. Dans chacun de ces relais, le voyageur trouvait le ravitaillement dont il avait besoin, la protection d’une garnison militaire contre les pillards et les raids étrangers, et le chemin vers la Lumière. Les mosquées, le plus souvent bâties sur des sites religieux plus anciens (des temples du Feu zoroastriens) étaient conçues telles des forteresses, possèdaient un qanat, mais devaient aussi être des bijoux de raffinement artistique, propice à la sérénité du recueillement. Ci-dessus, la mosquée du vendredi d’Ardestân ; en-dessous, les décors de stuc du mirhab de la grande mosquée de Nâ’in.



Publié à 02:34, le 10/06/2008, dans Yazd,
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Meybod

Sur la route entre Kashan et Yazd, Meybod est une dernière étape à ne pas contourner. Avec Ardakan, elle fait la liaison entre Na’in et la route de Tabas et de Mashhad au nord-est.

Dotée notamment d’une glacière Safavide, d’un caravansérail et d’un pigeonnier qadjars restaurés ainsi que d’une forteresse Mède (Narin Qaleh ), la ville de Meybod ravira tous ceux ayant une forte envie de pisé…



Publié à 05:19, le 9/12/2007, dans Yazd,
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La flamme éternelle

Siège de la plus importante communauté zoroastrienne d’Iran, la région de Yazd est l’endroit idéal pour en apprendre davantage sur la religion centrale de la Perse pré-islamique. La place de cette dernière dans la tradition iranienne est en effet encore forte, dans la mesure où la culture du pays a intégré de nombreux traits du zoroastrisme dont le calendrier iranien (qui fait démarrer l’année au premier jour du printemps) reste la trace la plus visible. La fête de Nowrouz (de now, « nouveau », et rouz, « jour » en Farsi) est ainsi célébrée partout à travers le pays (mais aussi en Afghanistan et en Asie Centrale) aux alentours de la fin mars dans la calendrier grégorien. Le monde iranien s’arrête alors l’espace de quelques jours afin d’accueillir dignement la nouvelle année.

 

Héritière des croyances de l’Inde Antique, la religion aryenne (ou arianisme) fut profondément réformée par un prédicateur originaire du nord-est de l’Iran du nom de Zarathoustra. Alors que le panthéon des croyances de l’époque se composait de nombreuses divinités auxquelles étaient attribuées des fonctions bienveillantes ou non, Zarathoustra, ou Zoroastre (Ier millénaire avant J-C), insista sur la figure centrale de Ahura Mazda (le zoroastrisme est souvent surnommé mazdéisme), répandant pour la première fois en Iran une religion de type monothéiste. Influencé par le manichéisme, le zoroastrisme accentua ensuite sa vision d’un combat emblématique du Bien contre le Mal. Le livre de référence du zoroastrisme est l’Avesta : un condensé de plusieurs écrits et légendes pré-islamiques bien souvent transmis par la seule voie orale à travers les générations, et réunis tardivement sous les Sassanides. Après que ces derniers l’eurent déclarée religion d’Etat, les invasions arabo-musulmanes mirent pourtant à rude épreuve le zoroastrisme. Mais encore aujourd’hui, comme un pied de nez fait aux Arabes sunnites, la légende veut que Hossein, le deuxième Imam des chi’ites, ait épousé l’héritière de la dynastie Sassanide zoroastrienne, indiquant une prolongation de la culture iranienne pré-islamique par l’Islam chi’ite.

 

Le Feu devint avec Zoroastre le moyen ultime de communiquer avec le divin ; étant le résultat de sa manifestation devant les Hommes. Ainsi, les ateshkadeh, ou Temples du Feu (atesh signifie « feu » en Farsi), sont aujourd’hui les lieux de culte témoins de la présence des zoroastriens en Iran malgré l’Etat central islamique. A Yazd mais surtout à Chak Chak (à 80 kilomètres plus au nord ; photo ci-dessus), lieu de pèlerinage zorastrien le plus important en Iran (vers la fin juin), une flamme est entretenue en permanence depuis des siècles dans une cavité rocheuse à flanc de montagne. La croyance veut que cette grotte ait abrité une princesse Sassanide qui fuyait l’invasion arabe. Le nom de Chak Chak (prononcer « tchak ») vient du bruit des nombreuses gouttes d’eau qui suintent de la roche à cet endroit (tchak signifiant "goutte").

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Publié à 05:12, le 9/12/2007, dans Yazd,
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Silence de mort

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Au sud de Yazd, plusieurs tours surmontant des collines attirent l’attention du voyageur. Elles font partie, ou plutôt, ont fait partie intégrante de la culture zoroastrienne. Elles étaient effectivement dédiées jusque dans les années 1960 aux rites funéraires de la communauté. Selon cette dernière, les quatre éléments constitutifs du monde des Hommes (à savoir l’Eau, l’Air, le Feu et la Terre) ne pouvaient être souillés, par la Mort notamment, considérée comme impure. Les zoroastriens pratiquaient donc le décharnement par les vautours au sommet de ces édifices, dits Tours du Silence (ou dakhmeh). Seul un prêtre pouvait y mener le corps et surveiller le « repas » des charognards. Selon l’œil auquel s’attaquaient en premier les volatiles, l’avenir s’annonçait favorable (oeil droit) ou non (œil gauche) pour les Hommes… Cette pratique ayant été interdite sous les Pahlavi, les zoroastriens enterrent désormais leurs morts dans des caveaux de béton, et ce, afin de ne pas souiller la Terre. 



Publié à 04:59, le 9/12/2007, dans Yazd,
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